11 décembre 2025

Heure: 11 h 30 à 12 h 30
Lieu: DKN-3244 et en ligne

Pour information
evenements.esei@ulaval.ca

Détails supplémentaires

Nous recevons en séminaire Dominic J Pfister, doctorant à l'Université d'État de l'Ohio.
Ses recherches portent sur la gouvernance mondiale, l'ordre international et l'histoire internationale.
Pour consulter son profil, cliquez ici.

Pour accéder à la rencontre via Zoom.
(À partir de 11h30, ID de réunion : 633 6359 0409 | Code secret : 252104)
À noter que la conférence sera offerte exclusivement en anglais.

Résumé de la conférence 

Pourquoi des normes apparemment apolitiques, comme celles encadrant la réponse aux pandémies, produisent-elles systématiquement des inégalités hiérarchiques au lieu de résoudre efficacement les problèmes mondiaux ? La présentation soutient que cette inefficacité n’est pas accidentelle, mais découle de l’héritage historique de ces normes, conçues comme des instruments de différenciation hiérarchique civilisationnelle.

L’analyse présente le concept de standard technique de la civilisation, une norme qui traduit les intérêts et capacités des États occidentaux en exigences prétendument objectives, scientifiques et mesurables. À travers une étude de cas fondée sur des recherches archivistiques portant sur l’application de la gouvernance sanitaire internationale à l’Empire ottoman puis à la Turquie, le texte retrace l’évolution de ce standard : d’un outil d’intervention coloniale dans les États non occidentaux au XIXᵉ siècle, il devient, au XXᵉ siècle, un instrument d’inclusion stratifiée dans la hiérarchie internationale.

L’analyse montre comment, durant l’entre-deux-guerres (1919–1938), la supervision directe des politiques sanitaires dans les États non occidentaux a été remplacée par une supervision technique exercée par des organisations internationales — un modèle qui continue de structurer la gouvernance technique contemporaine. L’article conclut que reconnaître cette fonction historique et structurelle est essentiel pour comprendre pourquoi les instruments actuels continuent de privilégier les exigences des États puissants au détriment de résultats mondiaux véritablement efficaces.